Il aura donc fallu un 24ème suicidé à France Télécom pour que Didier Lombard se décide à admettre que : « il y a moyen de faire baisser la pression en étant plus humain dans l’application des choses » (source).
On peut supposer qu’il faudra encore une cinquantaine de morts pour commencer d’envisager une éventuelle remise en question des pratiques de management de cette entreprise.
On peut aussi se demander à partir de combien de décès on pourra commencer à se dire que privatiser n’était peut-être pas une si bonne idée que ça.
Ce dont on peut être en revanche certain, c’est qu’on commence déjà d’entendre les chiens enragés du néolibéralisme commencer à faire claquer leur mâchoires pour défendre coûte que coûte leur cher modèle économique qui jamais, au grand jamais, ne saurait quant à lui être une seule seconde remis en question…
Il y aura ceux qui parleront de leur situation personnelle en se contentant de hausser les épaules : « ils n’ont qu’à démissionner ! Moi c’est ce que j’aurai/j’ai fait ».
Le chien enragé néolibéral ne voit que par rapport à lui-même et manifeste en permanence sa foncière et totale incapacité à dépasser son nombril et ce qui tourne autour. Ça s’appelle de l’individualisme et les gens qui raisonnent de cette manière ne peuvent décemment être comptés au rang d’être humains normaux.
Il y aura ceux qui chiffres à l’appui prétendront que le taux de suicides n’est pas plus grand à FT qu’ailleurs et que c’est beaucoup de bruit pour pas grand chose.
Le chien enragé néolibéral ne recule devant aucune saloperie pour défendre sa secte, il prendra donc n’importe quels chiffres qui lui tomberont sous la main quitte à les tordre dans tous les sens jusqu’à ce qu’il parvienne à leur faire dire exactement ce qu’il veut. En « oubliant » toujours que le taux de suicides en France est déjà dramatiquement élevé, et que comparer des chiffres nationaux à ce qui se passe dans UNE SEULE entreprise est rien moins qu’une manipulation. Le chien enragé néolibéral s’en fout, il faut que son idéologie de l’entreprise privée tienne debout à tout prix, il en a trop besoin.
Il y aura ceux qui feront la fine bouche en disant que fort complexe est un suicide et que cela ne peut certes pas se réduire à de seuls problèmes de travail, n’est-ce pas.
Le chien enragé néolibéral n’aime pas la réalité, et il l’ignore superbement quand elle s’obstine à ne pas aller dans son sens. Alors même qu’il est manifeste que ce sont les méthodes de management par la terreur et l’ambiance dégueulasse qui règne à FT qui poussent certains à l’irréparable, le chien enragé néolibéral cherche à créer une diversion en psychologisant le problème et en ne le présentant que par son versant existentiel, quand c’est tout un contexte subi 8 heures par jour pendant des années qui a lentement grignoté la résistance des salariés. Mais le chien enragé néolibéral est un « individu » qui comme Margaret Thatcher en son temps pense que « La société, ça n’existe pas ». Surtout quand ça l’arrange.
Il y aura ceux qui feront mine de s’offusquer de la « récupération politique » de ces drames en susurrant que ceux qui s’en indignent ne le font que par calcul et se foutent complètement au fond de la vie de ces gens.
Le chien enragé néolibéral à dû être engendré dans un Sanibroyeur pour mettre en avant ce genre d’argument. Le pense t-il vraiment ? Ne le dit-il que pour détourner l’attention des vrais coupables. Peu importe. Dans tous les cas, prétendre à la « récupération » ne fait que démontrer le niveau d’égout dans lequel se roule avec plaisir le chien enragé néolibéral dès qu’il s’agit de salir ceux qui osent ne pas ressembler au lamentable hypocrite qu’il se vante d’être.
Il y aura ceux qui tonneront contre les 35 heures, Dieu seul sait pourquoi, et vomiront de haine contre ces feignants de fonctionnaires qui sont stressés par leur travail alors que eux serrent les dents et ne mouftent jamais en en tirant gloire…
Le chien enragé néolibéral grogne et montre les dents et cherche à mordre ; mais jamais devant ses supérieurs hiérarchiques, faut pas déconner. Le chien enragé néolibéral se fait caniche larmoyant et veule quand il est au travail, il respecte sa direction qui l’exploite jusqu’au trou de balle et en redemande. Le chien enragé néolibéral a une mentalité d’esclave, de ceux qui finissent par aimer leur servitude et dénonceront les autres qui ne sont pas aussi rampants que lui. Le chien enragé néolibéral est aigri et jaloux et il se rend bien compte que sa vie est merdique, alors il faut bien qu’il tourne toute cette frustration vers quelque chose, il a renouvelé son abonnement au Figaro…
Comment, mais expliquez nous comment éprouver une micro-once de considération pour…
Ça.
ON FAIT QUOI MAINTENANT?