…on ne vous respecte plus, et à la lecture des blogs de vos militants, vous ne vous demandez même pas pourquoi. Depuis des mois, la seule chose qui vous agite est de savoir quel chef, quelle petite stratégie, quelles alliances crapoteuses, et tout le reste vous est parfaitement indifférent. Mais si il n’y avait que cela…
Il paraîtrait que vous êtes de gauche. Ce qui fait rire tout le monde, personne n’y croit sérieusement et sans doute même pas vous. En tout cas, c’est ce que vous n’hésitez jamais à hurler à la face du monde, sans doute histoire de se donner un cachet de respectabilité à peu de frais.
Sauf que quand on se dit « de gauche », il y’a deux ou trois choses qu’on devrait faire, et aussi deux ou trois chose qu’on ne doit jamais faire.
Comme baisser culotte devant l’extrême-droite, par exemple.
« la bibliothèque et la mairie du 4è arrondissement ont reçu des plaintes « d’habitants », furieux de cette exposition prenant la défense des sans-papiers. Des appels initiés par les Jeunes Identitaires Lyonnais, groupuscule d’extrême-droite qui évolue dans la mouvance du Bloc identitaire«
« A la mairie du 4è arrondissement, on tente d’expliquer que le problème n’est pas lié aux photos de Bertrand Gaudilllère mais au débat organisé ce jeudi soir à l’occasion du vernissage. « Il y avait deux problèmes. Un problème de déséquilibre du débat. N’étaient invitées que des personnes qui défendaient la même position. Le second problème est lié à la présence de sans-papiers à ce débat. Est-ce qu’une bibliothèque peut réellement accueillir des personnes qui sont hors-la-loi et pour qui être là peut représenter un risque ? », explique Dominique Bolliet, le maire socialiste du 4è arrondissement. Il parle de la nécessaire « neutralité »
L’exposition a été maintenue, happy end.
Que c’est parfaitement et absolument piteux et lamentable, l’argumentaire « légaliste » pour se défausser. Que c’est bassement honteux de voir un élu rétropédaler à toutes vitesse devant les simagrées d’un nanopuscule de nazillons en se réfugiant derrière le prétexte de la « loi ». Que c’est pénible, enfin, de voir quelqu’un qui a coup sûr s’est fait élire sous une étiquette « de gauche » n’avoir pas la moindre couille de défendre ne serait-ce qu’un peu quelques unes des valeurs qui l’ont aidé à s’installer dans son fauteuil…
Mais c’est vrai : c’est un socialiste.
Ce n’est qu’un cas local ? Il n’est pas représentatif ? Allons donc…plus personne dans ce parti ne sait pourquoi il est là. Plus de convictions, plus d’action un peu forte, plus rien. Et plus rien à attendre non plus. Comment attendre ou espérer la moindre once de crédibilité quand on voit des comportements pareils ? Y’a t-il eu menaces physiques ? Les nazillons se sont-ils même montrés en vrai une seule fois ? Non. Ils ont passé des coups de fils et ont envoyé des mails…et ça suffit pour qu’un maire socialiste prenne peur. À ce stade, on a même plus pitié, on fait une moue de mépris écœuré devant tant de lâcheté sordide…
Socialistes, vous allez perdre en 2012, et ce sera encore entièrement de votre faute.

ON FAIT QUOI MAINTENANT?